Gentleman à l’italienne #1

J’ai un collègue extraordinaire. Il est tellement extraordinaire que j’ai décidé de lui dédier une rubrique. Il était flatté quand je lui ai dit, pensez-vous. Ce collègue, que j’ai renommé le macho à l’italienne, est absolument certain de ne pas en être un, de macho. S’il avait été kurde, belge, picard ou alsacien, c’aurait été la même chose, mais il a la persistante habitude de revendiquer son côté latin, auquel il doit selon lui son amour si délicat pour les femmes. Petit florilège des énormités entendues cette semaine au bureau.

« T’imagines dans dix ans quand je me baladerai avec mes filles ? J’aurai trop la classe, avec quatre jeunettes hyper bonnes au bras. »

« De toutes façons, l’infériorité des femmes, c’est vite vu. Quand tu sais que presque toutes les putes sont des femmes, tu vois bien qu’elles sont bonnes qu’à ça. Maintenant, quand faut travailler… »

« Une femme pas soumise au lit, ça vaut rien. Faut les ramener à leur condition de sexe faible, c’est ça qu’est bon. »