Plus de pouvoir, moins de libido ?

Plus une femme aurait de pouvoir, moins elle ferait l’amour. C’est le résultat d’une étude qui sera publiée dans la revue scientifique Journal of Sex Research avant la fin du mois. Comment mesure-t-on le pouvoir, me direz-vous. Les chercheurs se sont basés sur les décisions du quotidien prises au sein des couples. Michelle Hindin, qui a dirigé l’enquête, annonce : « Plus le nombre de décisions que la femme déclare avoir pris est grand, en comparaison du nombre de décisions prises avec le conjoint, moins elle a de relations. » D’accord, mais pourquoi ? Doit-on comprendre que quand les décisions ne sont pas prises à l’unisson, c’est le signe que la relation bat de l’aile ? Que les femmes qui tiennent les rennes du foyer préfèrent aussi prendre leur pied toutes seules ? Les chercheurs n’ont pas la réponse.

Mais une étude menée par l’Université de Floride s’est posé la même question, sauf qu’au lieu de se baser sur les petites décisions du quotidien, elle s’est intéressée à l’indépendance financière des femmes. Et le résultat, c’est le contraire. Roy Baumeister, qui a dirigé cette deuxième étude, conclue ansi : « Dans les pays où les femmes n’ont pas accès à leur indépendance économique, leur sexualité est la seule chose qui reste à monnayer. Elles obligent donc les hommes à s’engager sur la durée et à couvrir une vie durant tous leurs besoins financiers. » Au contraire, dans les pays où la parité est (un peu plus) respectée, plus les femmes auraient de hauts postes, de hauts salaires, plus elles auraient une sexualité épanouie.