Elles dénoncent la dictature du sexe

A l’heure où l’on a tôt fait de considérer que quelqu’un qui baise est quelqu’un de bien dans sa peau, on a tendance à oublier qu’il subsiste un paquet de personnes qui n’ont aucune envie de faire l’amour. C’est peut-être surprenant, mais ça doit surtout être difficile à revendiquer alors que même la ménagère lambda organise des soirées godemiché avec ses copines. Loin de vouloir se proclamer ambassadrice des « no sex », Sophie Fontanel (journaliste à Elle) a levé le rideau sur ce phénomène en écrivant L’Envie, roman « discrètement » (alerte à l’ironie) autobiographique qui raconte sa décision d’être abstinente. Le livre est plutôt ennuyeux, mais il a le mérite d’appeler un chat un chat. Il faut lui reconnaitre quelques belles qualités : tout repose sur les réactions savoureuses des proches, qu’elle raconte avec beaucoup de justesse. Au fil des pages, face à l’incomprise abstinente, tous finissent par confier leurs frustrations vis-à-vis du sexe.

Si l’abstinence vous semble être quelque chose de totalement exotique, la chaîne Téva a prévu de vous éclairer avec une soirée « No sex » le 5 novembre (c’est samedi). Au programme : « Peut-on s’aimer sans faire l’amour ? », un reportage sur trois couples pas franchement épanouis au lit. Ensuite, « Halte à la dictature du sexe », qui décortiquera le refus de l’omniprésence du sexe qui pousse certains à pratiquer l’abstinence ou le « slow sex ». Pour terminer, on partira dans le très flippant monde des anneaux de pureté et autres bals de chasteté.

A lire : La revue de presse des Martiennes, « La tendance No sex ».