« Oh princesse ! J’ai pas de cheval blanc mais… »

On aurait pu croire qu’après la tornade provoquée par la jeune réalisatrice Sofie Peeters et son film « Femme de la rue », les choses se calment… Jusqu’à ce qu’on finisse par ne plus du tout parler des agression subies par les nanas – quotidiennement – dans la rue. Et bien non, pas du tout, c’est même l’inverse, et c’est tant mieux. L’occasion de découvrir (ou re-découvrir) cette petite perle d’humour de Osez le féminisme :

Ou encore ce court métrage pas mal fichu (assez proche de la réalité même si la chute est un peu naze) :

A voir aussi, le blog hemademoiseau.tumblr.com, qui inverse les rôles, pour voir.

C’est sûr, le documentaire de Sofie Peeters (ou plutôt bout de documentaire – je ne connais personne qui ait vu le truc en entier) a délié les langues, mais il y a encore du boulot. Ce n’est en fait que le début. D’abord, il ne faut pas croire que ça n’arrive que dans les quartiers « populaires« , comme le montre le documentaire. Pour preuve, mon tout personnel top 3 des rencontres avec des pervers dégueulasses :

A la première place du podium…

J’appelle le fantastique enfoiré qui m’a tiré par les cheveux en me traitant de pute sur le quai de la gare. Parce que je l’avais regardé, m’a-t-il dit. C’est vrai que j’aurais pas dû, je sais pas ce qui m’a prit de regarder devant moi en montant dans le train. (Versailles) 

A la seconde place,

j’appelle l’incroyable trou de balle qui m’a suivi dans le train de banlieue, puis le RER, puis le métro (soit un bon paquet de temps) pour au final s’autoriser à soulever ma robe dans l’escalator pour me tripoter l’entre-jambes. Normal, quoi. (Levallois-Perret)

Je décerne la troisième place

de ce podium de frustrés au type qui m’a insultée sur la ligne 11 à base de délicieux « les petites salopes dans ton genre je leur » (fait des trucs pas très jolis), pour au final me cracher dessus avant de prendre à parti les autres voyageurs (dont aucun n’est intervenu) en hurlant que je l’avais agressé. C’est quand même très très fort. (Jourdain)

Il vaut mieux en rire qu’en pleurer, hein ? J’ai donc décidé de participer au très drôle blog Paye ta shnek. Ca, c’est la dernière qu’on m’ait sorti :

« Oh princesse,
j’ai pas de cheval blanc
mais j’ai une grosse
queue. Allez viens ! 
Quoi ? D’où tu viens 
pas quand je 
t’appelle ? »

Paris – rue Vieille du Temple