Crie mon nom !

Une nouvelle étude à la con qui va révolutionner nos sexualités vient de sortir. Après avoir révélé en 2012 que 80% des femmes qui font des vocalises pendant l’amour ne le font pas parce qu’elles ont un orgasme mais pour encourager leur partenaire, les chercheurs de l’université de Leeds (Angleterre), nous comblent une fois de plus… Relayée par Au Féminin, leur étude nous apprend que « crier procure plus de plaisir ». Ah bon ? Mais à qui, exactement ? Aux hommes, bien sûr, qui rassurés dans leur virilité, peuvent éclabousser de bonheur avec une bande son adaptée. 

Passons sur le fait que la méthodologie de cette « étude » est super douteuse (un panel de 71 femmes, vraiment ?) et que par « femmes », les chercheurs entendent « femme hétéro » (décidément, la sexualité n’intéresse plus la science quand elle ne se passe pas entre un homme et une femme). Cette étude nous apprend quand même que sur les 71 nanas interrogées, deux tiers admettent crier délibérément pour aider leur partenaire à jouir. Elles font donc volontairement passer leur plaisir après celui de leur partenaire, pour « flatter son ego, augmenter son émotion sexuelle et éviter qu’il soit infidèle ». Oui, « éviter qu’il soit infidèle », vous avez bien lu.

Aussi déprimant que ce soit, les femmes interrogées sont 60% à préférer faire croire à leur partenaire qu’elles s’éclatent plutôt que de faire en sorte de s’éclater. Commence alors un cercle infernal qui leur fera bien vite regretter de ne pas avoir été plus égoïstes. « Ah ouais, tu kiffes quand je te lèche ici hein ? » Et hop, la pauvre est condamnée à se faire léchouiller le coude en gémissant, et ce aussi longtemps qu’elle ignorera son plaisir au profit de l’ego de son mec. Le pauvre bougre, qui pensait bien faire, vit quant à lui une sexualité basée sur le mensonge. Bon courage !

De son côté, Au Feminin nous confirme une fois de plus que le plaisir féminin n’intéresse personne. Le titre de l’article ne s’en cache même pas… Car non, crier ne fait pas grandir l’orgasme, mais l’ego masculin. C’est ça, le plaisir ?