Sadomasochisme de la féminité

L’inventeur de la formule « Il faut souffrir pour être belle » mériterait qu’on le brûle à la cire chaude. Même si nous sommes toutes bien conscientes que nous courrons après une vision fantasmée de la beauté, épilation, vêtements inconfortables, régimes et subterfuges en tous genres sont autant de tortures que nous nous infligeons docilement pour nous rapprocher de la saincro-sainte norme. La photographe australienne Jessica Ledwich s’est attaquée à nos coutumes sadomasochistes toutes féminines dans une série, The Ferocious Monstruous Feminine (en français, La féroce et monstrueuse féminité) qui prend au pied de la lettre cet adage qu’on nous assène dès qu’on a l’âge de tenir une brosse à cheveux. Percutant.

Dans le Be de ce mois-ci, retrouvez une série photo de la talentueuse Emilie Jouvet (photographe et réalisatrice entre autres du salvateur Too Much Pussy) dans mon article-éloge de la diversité esthétique des sexes féminins. Où six femmes posent nues, sans retouche, et parlent de la relation qu’elles entretiennent avec leur chatte.