Ode à presque toutes les femmes

Voilà un moment que tout le monde s’excite sur le nouveau clip de Pharrell Williams, Marilyn Monroe. L’oeuvre serait « une ode à la femme », que dis-je « une ode aux femmes dans toute leur diversité ». Ah bon ? Alors, va peut-être falloir clarifier ce qu’on entend par diversité. Si on parle de couleur de peau, là oui, toutes les nuances sont dans la place. On a la blanche diaphane à la piscine, l’asiatique en terrasse, la métisse à la gym et la noire dans son bain. Mon dieu mais c’est dingue, Pharrell aime toutes les femmes !

Mais dans son monde, « toutes les femmes » sont des petites bombes de 19 ans au cul ferme tout droit sorties de l’adolescence. Ah non, pardon, on me signale que la guest star de la fin du clip contredit complètement mon propos. Et oui, c’est Kelly Osbourne, 29 ans et un petit 40 grand max. Ouf…

Les journalistes ont été nombreux (en France mais surtout aux Etats-Unis) à s’engouffrer fissa dans le message de com du musicien, qui a osé lâcher le mot « féministe ». Là encore, il faudrait clarifier. Je meurs d’envie d’entendre la définition du féminisme du type qui a basé toute sa stratégie marketing – depuis son premier titre avec N.E.R.D jusqu’à Blurred Lines – sur son statut de séducteur à la papa. « Véritable déclaration d’amour aux femmes, de Marilyn Monroe, à Jeanne d’Arc, en passant par Cléopâtre… », nous chauffe Le Figaro en nous parlant du clip.  Sauf que Pharrell ne nous chante pas tout à fait ça. « Même pas Marilyn Monroe, Cleopatre, même pas Jeanne d’Arc, ça ne veut rien dire pour moi, je veux juste une autre fille », claironne-t-il plutôt. Comme quoi on entend bien ce qu’on a envie d’entendre.