Palpons-nous gaiement

Une femme sur huit sera concernée au cours de sa vie par le cancer du sein. Pourtant, un tiers d’entre elles ne se fait pas dépister, et l’autopalpation est bien loin d’être élevée au rang de réflexe. Octobre Rose débute aujourd’hui, et c’est la meilleure occasion de comprendre enfin comment il convient de se palper les boobs. Parce que si on ne l’explique pas précisément, ça peut rester nébuleux encore longtemps, cette histoire de gestes circulaires qu’on doit vaguement faire quand on y pense. Voici un petit guide réalisé en collaboration avec la talentueuse illustratrice Lucie Birant, basé sur les recommandations de gynécos et complété par quelques conseils du service gynéco de la Maternité des Lilas.

Première étape, les bras le long du corps, observez vos deux acolytes de face, puis de profil. Même chose, les bras levés au-dessus de la tête.

Pressez entre deux doigts (pas comme une tarée, mais fermement quand même) le mamelon. L’idée est que si quelque chose s’en écoule, il y a un truc qui ne tourne pas rond.

Divisez (mentalement, hein !) chaque sein en quatre zones que vous allez inspecter l’une après l’autre.

Sur chacune des zones, exercez une pression en petits cercles de l’extérieur vers l’intérieur, et inversement. Tout doit rouler de manière régulière. N’oubliez pas la zone entre le sein et l’aisselle.

A quelle fréquence ?

Certains gynécos recommandent de le faire tous les mois, d’autres tous les trimestres. En tout cas, régulièrement à partir de 25 ans.

A quel moment ?

Le mieux est de le faire en dehors de la période des règles. Ça laisse grosso modo trois semaines chaque mois pour y penser, donc pas d’excuse.

Comment on sait s’il y a un hic ?

Justement, en le faisant régulièrement. C’est quand vous remarquez que quelque chose a changé qu’il faut consulter.