Le beurre, l’argent du beurre, et SURTOUT le cul de la crémière

Vous connaissez mon aversion pour les publicités sexistes. Mais bien qu’il me semble essentiel de les dénoncer – et de les décrypter, puisque rappelons-le, les Français se disent en majorité agacés par ces pubs mais ne les identifient pas quand ils les ont sous le nez -, ça ne suffit pas… Je rêverais de me transformer en petite souris pour assister aux sessions brainstorming qui ont mené à ces bouses de créativité.

Donc j’ai enquêté, et bien évidemment c’est beaucoup plus compliqué que ce que l’on peut imaginer. Les publicitaires ne sont pas l’obscure club de beaufs que l’on peut avoir tôt fait de se figurer. Les pubs représentent véritablement une réalité statistique, et bien que l’on soit quelques uns à s’insurger, ce qui nous fait lever les yeux aux ciel est ce que la majorité des Français veut qu’on lui serve. Des culs, des seins, des femmes stupides et ravissantes, des clichés en veux-tu en voilà… Des stéréotypes qui rassurent. Surtout en temps de crise.

IMG_1717Dans le numéro de rentrée de Causette, qui sort aujourd’hui, vous pourrez lire mon enquête sur la fabrique des pubs sexistes. Et à cette occasion, je vous propose une petite démonstration par l’absurde, un peu comme a pu le faire l’excellent Fashion or Porn – un jeu proposant de deviner d’un morceau d’image s’il provient d’un visuel de porn ou d’une pub pour une marque de mode (mon score maximal stagne à 4/20, je vous mets au défi de faire mieux). Je vous ai concocté une série de visuels, dont j’ai enlevé le texte, le logo et/ou le produit. A vous de deviner ce qu’on essaye de vous vendre avec. Et bonne chance…

Qu’essaye-t-on de vous fourguer ?


 
 
 
 
 
   
 
   
 
   
   
 
 
   

On rigole, on rigole, mais voyons maintenant ce qu’on a réellement essayé de vous vendre… Cliquez pour voir les pubs. Et pour les spots télé, bien sûr, ça ne pouvait être autre que la chaîne de mauvais burgers Carl’s Jr (ici et ici) et l’hébergeur GoDaddy (ici).