Roosh V : Panpan cucul

Il était une fois Daryush Valizadeh, le roi autoproclamé de la masculinité. Daryush était un écrivain auto-édité américain, gros raté de son état, qui considérait les femmes comme des « trous faits principalement pour le plaisir des hommes » et militait pour la légalisation du viol dans les propriétés privées. Emoustillé par son petit succès sur Internet, il organisa des réunions pour ses fans virtuels. Le 6 février de l’an 2016, samedi donc, devaient se tenir des rencontres conviviales, simultanément dans 156 villes du monde (dont Paris et Nantes). Tous les bouffons du roi autoproclamé étaient très impatients de pouvoir se donner de viriles tapes dans le dos sur fond de blagues misogynes. Mais c’était sans compter sur la mobilisation de femmes du monde entier, qui décidèrent de se pointer sur les lieux de rendez-vous pour gâcher la fête. Le pauvre roi prit, le coeur lourd, la décision d’annuler sa bouffonnerie internationale. En tant que femme, on ne peut qu’imaginer son malaise de craindre pour sa sécurité dans l’espace public. Brrrr, quelle affreuse sensation cela doit être ! Pétrifié par la peur, donc, le roi autoproclamé de la masculinité appela la police pour se plaindre des menaces qu’il avait reçu. Les policiers sonnèrent à sa porte, et c’est ainsi que l’on découvrit que Daryush Valizadeh vivait dans le sous-sol de sa maman. Imaginer ce virulent défenseur de la virilité sonnante et trébuchante de 36 ans, écrire ses pamphlets de haine des femmes dans sa chambre d’ado en mangeant les cookies au chocolat apportés par sa maman, fût une source de réconfort inépuisable. Gageons qu’elle le gronda en découvrant dans la presse qui était vraiment son fiston, et peut-être même, qui sait, le priva de dessert et de connexion Internet… Jusqu’à la fin des temps ? Si vous voulez mon avis, Madame Valizadeh, ça me semble être une punition adaptée.