Entourée de femmes badass et talentueuses, Clarence Edgard-Rosa lance Gaze, une revue féministe bi-annuelle et bilingue célébrant la multiplicité des regards féminins, et un prix pour passer le relai aux jeunes photographes et autrices ! Pour plus d’infos et pour pré-commander le premier numéro, rendez-vous sur gaze-magazine.com.


« Un abécédaire du féminisme à glisser entre toutes les mains. » – Cheek Magazine

« Vous vous dites qu’un dictionnaire du féminisme contemporain, ça va être au mieux ennuyeux, au pire déprimant, mais pas du tout. Non seulement j’ai gloussé à chaque page, mais j’ai appris des concepts. C’est la lecture d’utilité publique du moment. » – GQ

« Pour initier les novices et mettre à jour les militantes, […] un abécédaire drôle et pointu. » – Elle

Et la palme de l’élégance pour la publicité la plus sexiste de 2017 est attribuée à… La mairie de Béziers (coucou Robert Ménard) pour sa superbe campagne en faveur du réseau TGV ! Les deuxième et troisième prix vont respectivement à Gifi et Saint Laurent qui se sont surpassés cette année. Voici le trophée à la gloire de l’élégant emoji aubergine qui leur a été envoyé avec toutes vos félicitations. Merci d’avoir été si nombreux-ses à voter !

Cette année encore, l’industrie de la pub nous a régalé. Oui, malgré une énième étude révélant que l’adage beauf “le sexe vend” ne se vérifie pas, nous avons eu droit cette année à presque autant de pubs sexistes que de mauvaises imitations de Melania Trump. Ou de rediffusions du Gendarme de Saint-Tropez. Ou de lapsus gênants de Christophe Castaner. C’est à dire beaucoup trop.

Le harcèlement de rue, je connais. Oui, forcément, puisque je suis une femme et que j’ai, de temps à autre, l’audace de m’aventurer hors de mon appartement. Les remarques intempestives sur la longueur de mes jupes ou la rondeur de mes miches, l’impression d’être une côtelette sur un étal de boucher-charcutier, ou un mouflet fébrile sur la scène de L’Ecole des fans, qui attend sa note, merci bien, je connais. Mais, récemment, j’ai fait la découverte d’un autre style de harcèlement de rue.

En 1963, l’écrivaine américaine Betty Friedan exposait au monde ce qu’elle appelait “le problème sans nom”* : la pression, pesant sur les femmes, à être épanouies dans leurs seuls rôles d’épouses et de mères. Cinquante ans plus tard, notre problème n’a toujours pas de nom, mais s’est complexifié : la pression qui pèse sur les femmes est celle de tout avoir, tout conjuguer.

Célébrons celle qui s’est bagarrée pour nos droits à toutes. Madame Simone Veil, et avec elle toutes les grandes dames qui ont combattu seules, sur des ring hostiles, pour que nous puissions aujourd’hui, toutes, revendiquer nos libertés. Jouir de droits qui pour un peu, sembleraient acquis, gravés, à nous pour toujours. Mais ne nous contentons pas de les acclamer.

Qu’est ce que ça veut dire, “être une femme”? Avoir un utérus, porter du maquillage ? Non. C’est davantage un vécu, une expérience commune. Une place dans le monde. En prêtant l’oreille au témoignage d’autres femmes, qu’elles nous ressemblent ou soient à l’opposé de nous, on s’approche de la réponse. C’est l’ambition de la rubrique Relationship Status, collection de témoignages intimes de femmes sur leur identité.