En 1963, l’écrivaine américaine Betty Friedan exposait au monde ce qu’elle appelait “le problème sans nom”* : la pression, pesant sur les femmes, à être épanouies dans leurs seuls rôles d’épouses et de mères. Cinquante ans plus tard, notre problème n’a toujours pas de nom, mais s’est complexifié : la pression qui pèse sur les femmes est celle de tout avoir, tout conjuguer.

Célébrons celle qui s’est bagarrée pour nos droits à toutes. Madame Simone Veil, et avec elle toutes les grandes dames qui ont combattu seules, sur des ring hostiles, pour que nous puissions aujourd’hui, toutes, revendiquer nos libertés. Jouir de droits qui pour un peu, sembleraient acquis, gravés, à nous pour toujours. Mais ne nous contentons pas de les acclamer.

La femme parfaite est suffisamment petite pour être facilement dépassée d’au moins une tête – elle a besoin d’être protégée ; suffisamment grande, toutefois, pour que sa hauteur au garrot en fasse une jolie bête de compétition. La femme parfaite est suffisamment jeune pour que sa peau présente une élasticité optimale et qu’aucune ride ne vienne entacher sa joliesse ; suffisamment âgée, toutefois, pour ne pas être une de ces gamines sans saveur.

Je vois passer beaucoup d'invectives au sujet du mot "obligation" que j'emploie dans le doc d'Ovidie. Précisons.