Vous avez été nombreuses (et nombreux, oui oui !) à raconter votre renoncement au fantasme de la femme parfaite. Et pfiouu, ça fait sacrément de bien de vous lire. Je partage donc ici les témoignages des dix d’entre vous qui recevront leur exemplaire du hors-série “Fantasmes” de Causette

En 1963, l’écrivaine américaine Betty Friedan exposait au monde ce qu’elle appelait “le problème sans nom”* : la pression, pesant sur les femmes, à être épanouies dans leurs seuls rôles d’épouses et de mères. Cinquante ans plus tard, notre problème n’a toujours pas de nom, mais s’est complexifié : la pression qui pèse sur les femmes est celle de tout avoir, tout conjuguer.

La femme parfaite est suffisamment petite pour être facilement dépassée d’au moins une tête – elle a besoin d’être protégée ; suffisamment grande, toutefois, pour que sa hauteur au garrot en fasse une jolie bête de compétition. La femme parfaite est suffisamment jeune pour que sa peau présente une élasticité optimale et qu’aucune ride ne vienne entacher sa joliesse ; suffisamment âgée, toutefois, pour ne pas être une de ces gamines sans saveur.